DUREE ET PARCOURS 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si l'horaire de sortie des groupes a toujours oscillé entre 14 et 16 h 00 (depuis quelques années on attendait que se termine le rite de la Descente de la Croix, dans l’église de Ste Marie de Jésus) ; l'heure de rentrée des groupes a subit des changements plus radicaux. Aujourd’hui elle ne se termine pas avant 13 h le Samedi Saint, mais durant les années 40 (comme on peut le lire dans une publication de 1939) l'heure de rentrée des groupes était fixée à 2 h 00 le Samedi.

 

Le parcours de la procession a subit, lui aussi, au cours des années d’importants changements qui ont en partie souillé son originelle beauté.

Toujours grâce à la publication de 1939, on peut déduire que le parcours des "Mystères" se faisait entièrement dans les rues de la vieille ville, le point extrême étant constitué par la rue XXX Gennaio. Et cela justement parce que les groupes, construits et vécus dans les étroites et sinueuses rues de la vielle ville, là où les lumières et les sons semblent se confondre avec les maisons, ils trouvaient leur emplacement naturel.

Ce fut après la guerre, que l’on commença à abandonner l’idée d’un parcours exclusivement à l’intérieur des murs antiques, et c’est en 1947 que la procession s’enfonça pour la première fois dans la rue G. B. Fardella, jusqu’à passer (en 1974) devant le Sanctuaire de l'Annunziata.

L'espoir général serait que l’on puisse refaire vivre l’intégralité de la procession dans les étroites et fascinantes ruelles de la vieille ville, pour contribuer également à la reprise du centre historique, laissé à l’abandon et à la dégradation depuis des années à par une politique néfaste.

Pendant plusieurs années la procession n’eut pas eu lieu. En 1759 et en 1760 elle fut défendue à cause du mauvais comportement des participants. L'année suivante, ce fut l’évêque de Mazara qui redonna la permission à deux conditions : que la procession se conforme à un horaire prédéfinit et que les groupes visitent un certain nombre d’églises, afin de donner un aspect encore plus religieux à l'évènement.  L'ordre de visite des églises prévoyait : S. Nicola, Badia Grande, S. Domenico, Orfane, Itria, S. Pietro, S. Andrea, Luce, S. Maria di Gesù, S. Elisabetta, S. Agostino, S. Rocco, S. Francesco d'Assisi, S. Maria Maddalena, Reparate, Badia Nuova. Dans les églises l’obligation voulait que l’on chante des cantiques sacrés parmi les quels "Miserere" et "Stabat Mater", l'usage des chanteurs resta jusqu’en 1800 quand les chants furent remplacés par les bandes musicales.

La visite des églises ne manqua pas, toute fois, de dégénérer à cause des "bivacchi" (bivouacs) qui se produisirent dans les lieux sacrés et progressivement toutes les églises fermèrent leurs portes aux "Mystères"; le dernier groupe qui entra dans une église fut le simulacre de Marie des douleurs qui, en 1966, entra dans la Cathédrale, pendant que l'Orchestre Symphonique Sicilien jouait le "Stabat Mater" de Pergolesi. Cette année là, comme cela c’était produit en 1965 la procession, à cause des mauvaises conditions météorologiques, du se conclure plus tôt que prévu, pour ne pas abîmer les groupes.

 

La procession subit aussi les ravageants effets de la guerre et plusieurs Mystères souffrirent de conséquents dommages dus aux bombardements qui, en 1943, détruisirent l’église S. Michele, siège des groupes depuis des siècles.  

 

 

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